photo fondDepuis la création de son atelier, Coralie Legroux travaille auprès des institutions culturelles, des galeries et des collectionneurs privés en France, en Europe et au Moyen-Orient.

 

La prestation peut concerner les activités liées à la sauvegarde matérielle des œuvres d’art du patrimoine : constat d'état, diagnostic, conservation préventive, restauration, stockage, présentation, ainsi que le conseil et l'expertise dans ces différents domaines.

Elle peut s'effectuer sur site ou en atelier.

 

L’ art pictural japonais est un art complexe où il convient de considérer à la fois la représentation et son support. Nous pouvons distinguer trois types de support.

Un premier, rigide, que nous pouvons contempler avec les paravents ou les parois coulissantes. 

Un second, pliable, représenté par les livres d’images. 

Et enfin un troisième, qui se roule.

Il existe deux types de formats roulés : un premier, appelé e-maki ou makimono, qui se roule horizontalement et se manipule tel un « livre » que l’on déroule d’une main et enroule de l’autre, afin de pouvoir le contempler. Un second, le kakejiku, qui se déroule verticalement et qui se suspend au mur pour pouvoir être admiré.

Le rouleau vertical serait apparu entre le VIIIème et le IXème au Japon, où il aurait servi de support pour la représentation des mandala ou cartes mystiques. Au Japon, les origines du rouleau vertical sont en effet liées au bouddhisme et plus spécifiquement au bouddhisme ésotérique. Ce format de présentation a connu une évolution stylistique tout au long des siècles. Il est encore couramment utilisé pour les peintures et calligraphies contemporaines réalisées en employant la technique picturale traditionnelle japonaise appelée Nihonga.

Les origines du terme kakejiku se trouveraient dans les images religieuses qui, bien qu’exposées verticalement suspendues à un mur, étaient roulées horizontalement. Le rouleau vertical est aussi fréquemment désigné par le terme kakemono.

Le format de présentation en rouleau vertical se distingue du format horizontal par la monture élaborée qui encadre l’œuvre. Cette monture est désignée en japonais par le terme de hyôgu.

La monture est constituée de plusieurs éléments : elle peut être réalisée avec du papier mais elle est le plus souvent effectuée avec différents textiles. La préciosité de ces textiles varie : on peut voir des montures où des brocarts de soie côtoient des textiles d’armure simple. Chacun possède une grande variété de motifs et de coloris. Afin de pouvoir être assemblés, les différents éléments sont d’abord doublés séparément. L’ensemble formé par l’œuvre et sa monture, est ensuite consolidé par différents doublages de papiers japonais.

Il est donc important de bien comprendre les liens à la fois structurels et esthétiques qui unissent l’œuvre et sa monture afin de pouvoir pleinement apprécier la contemplation d’un rouleau vertical.

 

©2018 Hyogu - Atelier de conservation et restauration d'Art pictural asiatique - Login - Réalisé par Pix and Love