marquis la mazeliere« Ne pas réduire l’autre à soi-même signifie alors, pour le restaurateur, être le plus ouvert possible à l’autre : écouter l’œuvre avec le maximum de disponibilités, armé de toutes les possibilités de compréhension dont il peut disposer : large réceptivité culturelle et sensible, mais aussi investigations archéologiques et technologiques, information actuelle en méthodologie de l’histoire de l’art »

Paul Philippot

Mon parcours professionnel associe les aspects théoriques et pratiques du métier de la conservation restauration qui nécessitent de connaître non seulement les matériaux, les techniques, mais aussi la culture, le contexte dans lequel s’inscrit l’œuvre afin de pouvoir respecter au mieux son intégrité.

Titulaire d’un Master de conservation restauration des biens culturels, (Université de Paris I-Panthéon-Sorbonne), je suis habilitée auprès des Musées de France. Docteur en histoire de l’art (Université de Paris IV-Panthéon-Sorbonne), j’ai mené mes recherches de thèse sur « L’art du montage – Etude des matériaux et des techniques employés dans le montage traditionnel des rouleaux verticaux japonais ».

En parallèle avec cette formation universitaire, j’ai effectué un premier stage de restauration spécialisé dans les œuvres d’arts d’Extrême-Orient dans l’Atelier de Claire Illouz où, de 1998 à 2000, j’ai été initiée aux techniques de restauration et de montage des paravents (byôbu), des rouleaux verticaux (kakejiku) et des rouleaux horizontaux (e-makimono).

 

Pour compléter ma formation, je suis ensuite partie au Japon où, durant 4 ans, j’ai à la fois reçu une formation in-situ dans un des meilleurs ateliers accrédité par le Ministère de la Culture Japonais ; ainsi que des recherches scientifiques en tant que chercheur invité dans le Département de Conservation et de Restauration des Peintures Japonaises (Nihonga Hozon Shûfuku Kenkyûshitsu) de l’Université des Beaux-Arts et de la Musique de Tôkyô (Tôkyô Geijutsu Daigaku).

Ces quatre années d’immersion m’ont permis de parfaire ma connaissance des techniques et des matériaux particuliers aux œuvres extrêmes orientales, mais également de mieux comprendre les spécificités culturelles inhérentes à ce type d’œuvre et qu’il convient de prendre en compte dans le cadre de leur conservation ou de leur restauration.

Cette période de formation et de recherche a reçu le soutien du Ministère français des Affaires Etrangères (Bourse LAVOISIER) et du Ministère japonais de l’Education Nationale (Bourse MONBUSHŌ).

A mon retour en France, j’ai parachevé ma formation et les connaissances que j’avais acquises en passant un Master de conservation restauration des biens culturels à l’Université de Paris I, tout en travaillant en collaboration avec différents restaurateurs.

Enfin, en janvier 2007, j’ai créé mon atelier de conservation restauration, spécialisé dans l’art pictural extrême oriental.

 

©2018 Hyogu - Atelier de conservation et restauration d'Art pictural asiatique - Login - Réalisé par Pix and Love