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Technique et éthique de la conservation restauration

Une fois peinte sur un support de papier ou de soie, l’œuvre doit être doublée (marouflée) afin de pouvoir être tendue et ainsi mettre en valeur le trait du dessin et ses couleurs, mais également afin de renforcer le support de l’œuvre. Pour ce faire, l’œuvre est renforcée en apposant à son dos une ou plusieurs couches de papier. Le choix du type de papier et de l’adhésif employé dépendra de différents critères.

L’œuvre est ensuite encadrée par une monture de soies et de brocarts lorsqu’elle est montée en rouleau vertical. L’œuvre peut également être placée sur un « treillis », préalablement préparé, si elle est destinée à orner un paravent.

La conservation restauration des œuvres d’art d’Extrême Orient nécessite de bien connaître et comprendre les multiples étapes de la réalisation de ces œuvres complexes. Elle est aussi bien préventive que curative. Elle consiste à éliminer les causes et les produits éventuels d’altération, à renforcer et à consolider le support de l’œuvre, à refixer les couches picturales, etc.

La restauration vise à rétablir la lisibilité de l'œuvre tout en préservant son intégrité, en accord avec les principes de déontologie et d’éthique de la profession de conservateur restaurateur*. En aucune façon, il n’est question de recréer l’original, ce qui impliquerait de commettre un faux artistique ou un faux historique. La restauration doit rester détectable, faisant dorénavant partie de l’histoire de l’œuvre. Par exemple, une lacune recevra une mise au ton afin de ne pas trop troubler la lecture de l’œuvre, mais le restaurateur ne procédera en aucun cas à la reconstitution du motif d’origine.

Enfin, les techniques employées sont issues des techniques de montage et de restauration traditionnelles en Extrême Orient et répondent aux impératifs de réversibilité. Nous travaillons exclusivement avec des matériaux adaptés aux œuvres extrêmes orientales, importés du Japon et fabriqués par des artisans hautement qualifiés. Par exemple, certains des papiers que nous employons dans le processus de restauration des rouleaux verticaux sont le fruit du travail d’artisan papetier perpétuant les techniques traditionnelles et reconnus comme « Trésor National Vivant » au Japon.

 * Le site de la FFCR.

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