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Réouverture du Musée d'Ennery

Le Musée d'Ennery vient d'être inauguré ce printemps et permet de voir une collection d'objets et d'œuvres qui témoignent du regard sur l'Extrême-Orient en Europe au cours du dernier tiers du XIXème siècle.

A l'occasion de sa réouverture, plusieurs œuvres ont été restaurées ou nettoyées. C'est le cas du « kakemono au tigre » que vous pourrez admirer dans la salle V bis du musée. Cette grande peinture, réalisée avec de l'encre de Chine et des pigments de couleur sur un support en papier, a été nettoyée et dépoussiérée pour l'occasion.

Le département de Conservation de la Bibliothèque Nationale de France pointe l'intérêt du dépoussiérage, du fait que la poussière qui nous environne comprend différents composants qui peuvent être regroupés en deux catégories :

• les particules biologiquement inertes : débris minéraux et organiques divers (pollens, fragments de peau ou de tissu, sable, ciment, amiante, cendre, poussières de fer, de bois, de charbon, particules ayant fixé et transportant des polluants atmosphériques...),

• les particules potentiellement actives sur le plan biologique : petits organismes (oeufs d'insectes) et micro-organismes (virus, bactéries, levures et moisissures véhiculés en général par des particules inertes sur lesquelles ils se fixent).

Ces organismes deviennent actifs s'ils rencontrent des conditions propices à leur développement : présence d'un substrat nutritif hygroscopique (matériaux constitutifs des objets par exemple, ici le papier) et environnement climatique favorable. La présence de poussière ajoutée à d'autres facteurs, en particulier les facteurs climatiques, démultiplie les risques de contamination (par micro-organismes) et d'infestation (par insectes et rongeurs) encourus par les collections. De sorte qu'une combinaison de chaleur, d'humidité et de saleté, dans un lieu obscur où l'air stagne, crée un milieu propice au développement rapide des moisissures et à la prolifération d'insectes se nourrissant de papier, de colle, de bois, et de textile (ce sont ces mêmes matériaux qui constituent le rouleau vertical).

Les risques liés à la présence de poussière sur les collections sont les suivants :

• salissures (notamment les poussières grasses, qui s'incrustent),

• abrasion des surfaces,

• attaques chimiques (acidité des particules chargées de polluants accélérant la dégradation endogène du papier par exemple; particules métalliques catalysant les réactions de dégradation),

• attaques biologiques (transformation des matières organiques par des organismes vivants).

A cela s'ajoutent l'inconfort de l'usager, manipulant des documents sales et maculés, voire la nocivité de la poussière (particules allergènes...). Dépoussiérer apparaît donc non seulement comme un élément de maintenance des collections, mais encore comme un acte d'hygiène et de prévention.

L'opération de dépoussiérage du « Kakemono au Tigre » a été réalisée en procédant d'une part à une micro-aspiration, grâce à un aspirateur spécialement mis au point pour les travaux de dépoussiérage de documents d'archives, et d'autre part, à un nettoyage avec une poudre de gomme exempte de soufre (élément néfaste et dommageable pour les documents) dont la fine granulation est indiquée pour des nettoyages délicats de larges surfaces.

Pour plus d'informations concernant :

Le Musée d'Ennery

Le département de conservation de la Bibliothèque nationale de France